6. Le matos : j’ai toujours vu les gens se déplacer avec leur schmilblick de ski, mais j’ai appris qu’à moins d’être un skieur olympique, on loue tout sur place. Tu loues : chaussures de ski, skis, casque pour les petits ou si tu veux faire le malin sur le snowboard. Si tu vas à Montgenèvre, va faire un tour à Ski Service (près de la pharmacie – je vous parle d’un village ou y’a une pharmacie, j’adore), demande Fabrice ou Thierry. Adorables, serviables, pro. J’ai débarqué un matin à 8h41 en hyperventilation car des gens qui avaient eu le cerveau tout schuss ont embarqué nos chaussures et les ont ramené à un autre magasin. Je l’avais un peu mauvaise et ils ont géré, le matos et ma crise de nerfs, en 3 minutes et avec le sourire de la montagne en prime.

7. Les cours. C’est la que ça se corse. Dyslexique du mouvement que je suis, je savais que ce serait du challenge…J’avais le choix avec l’Ecole du Ski Français et l’Ecole de Ski Internationale, allez savoir pourquoi j’ai subjectivement penché pour l’ESF. Un côté chauvin d’avoir été accueillie dans ce doux pays qu’est la France pendant 8 ans, sans doute. La, la question se pose : cours individuels ou cours collectifs? Réponse idéale : les deux. L’émulation que t’as en groupe est intéressante, le vautrage prend une autre dimension s’il est collectif. Pour mes tigresses c’était une première aussi, on a donc fait une petite heure à 3 pour commencer et se donner confiance, puis des cours collectifs pour chacun évolue avec ses méthodes adaptées.

8. L’apprentissage. Règle de base : ne pas avoir peur de tomber. Dès que t’y penses, tu tombes direct. Le lien de cause à effet est dingue tellement il est immédiat. D’abord, comment priver ton magnifique postérieur du doux contact avec la neige (surtout celle de printemps, bien humide, yerk), puis ne pas tomber signifie ne pas prendre assez de risques. Tu passes par une étape un peu ingrate ou tu skies comme un canard qui aurait la chiasse (comprends : tu es penché comme si tu avais la grosse commission (recommandation de mon collègue Youtuber Ergin que je salue au passage), mais penché en avant et les bras dans la position d’un bébé faon en recherche d’un câlin et les jambes ballottantes. tu ne prends pas de bâtons pour commencer parce que tu ne sauras juste pas quoi en faire. Y’a un moment aussi où je me suis dit que j’aurais du écouter mon patron, à savoir prendre l’apéro sur les terrasses de café pendant que mes tigresses s’éclataient sur la glace. Mais 1. il a fait tout mouillé pendant les premiers jours 2. Vu le prix des cours et du forfait 3. Esprit de contradiction oblige, j’ai persévéré. Après 3 jours, tu as l’impression qu’on a allumé un feu de camp dans tes cuisses, tu as des courbatures à des endroits insoupçonnés, mais tu découvres la sensation inédite de la descente, comme si rien ne pouvait t’arrêter. quoique t’aies dans la tête, les skis balaient tout et ne laissent la place à rien d’autre qu’à la maîtrise de ton dérapage.

9. Le look. On en parle ou pas? La seule fois où je n’avais qu’une tenue de rechange dans ma valise. Pour cause, tu passes ta journée en pantalon qui fait un bruit affreux de synthétique quand tu marches et polaire. Qui dit marcher, dit démarche : le Baaz du ski revient à ta démarche en chaussures de ski pour aller à ton cours. J’hésite entre un Robocop ayant consommé des substance douteuses ou le cosmonaute qui a les boulets de Gantanmo aux pieds. Les premiers jours défoncent la cheville, après, c’est comme pour tout le reste, tu t’habitues. Ta marge de manœuvre
: jouer sur les couleurs et le bonnet. C’est maigre, mais tout le monde est logé à la même enseigne.

10. Les Baaz : ta gamine qui tombe malade. Une gastro à 200 balles la journée (cours + forfait, le sien et le tien, évidemment) la plus chère de ta vie. Les repas : super bien manger à la montagne est une sorte d’oxymore. Non-amateurs de fromage et de charcuterie, prenez des barres protéinées. Mais la bonne nouvelle, c’est que la géo-nutrition fonctionne : après 2h30 de schuss, tu n’as envie que d’une chose : du fromage tout chaud qui remplit l’estomac. La raclette, fondue, tartiflettes, etc. existent bien pour une raison.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s