1. Tweetera, tweetera pas?

Je dirais qu’en 2017, on fera un peu de tout, mais on prendra ce qui nous arrange de chaque réseau. Disons qu’on est passé par la première étape de profusion, de la consommation boulimique, à celle où on en mange toujours beaucoup mais où on introduit les légumes, si vous voyez ce que je veux dire.

 

  1. Sera-t-on toujours autant dépendant des plateformes pour le contenu?

En fait, on va vers une atomisation des contenus. C’est à dire que le contenu passera d’une plateforme à une autre et surtout, les réseaux sociaux récupéreront une bonne partie du contenu qui circule pour justement ne pas être que des réseaux sociaux, mais devenir une source d’information en tant que telle et surtout, créer la dépendance.

 

  1. On cherche à nous rendre dépendants des réseaux sociaux?

Je me rappelle d’une époque où certaines personnes ne pouvaient décemment commencer leur journée sans écouter la radio.

son : déjeuner en paix – Stéphane Eicher

Et bien là, elles ne font pas qu’un transfert où décomposent leur temps entre les deux activités pour certains, ou pour d’autres, augmentent encore plus leur temps d’exposition. Y’a les news à la radio, sur son téléphone, via différents réseaux sociaux. Après, chaque réseau à sa spécificité pour le contenu.

 

  1. Vous voulez dire qu’il faut faire un réseau différent pour avoir chaque contenu différemment?

Oui, mais tout est interdépendant. La chronique de Jules sur la matinale Bel RTL ou la chronique de Sofia Aram sur France Inter, je peux la suivre à la radio dans ma voiture, mais je peux aussi et/ou la voir sur mon fil FB, que ce soit le jour même ou le lendemain. Sur Twitter, je vais peut-être retrouver des séquences qui ne seront diffusées que sur Twitter.

 

  1. Peut-on alors vraiment continuer à parler de réseaux sociaux?

Twitter, dans l’Apple Store, est passé de réseaux social à news. Ce qui veut dire qu’ils veulent s’installer dans la tête des gens comme une source d’information indispensable. Par exemple, quand on regarde le conflit en Syrie, les seules sources d’informations sont sur Twitter, des journalistes sur place qui racontent ce qu’ils voient aux bloggers, peu importe leur subjectivité. Cette tendance va clairement s’accentuer en 2017. Les live Fb des radios sont de plus en plus importants, la télé suit un peu plus lentement parce qu’elle bénéficie déjà de l’image, mais elles pensent petit à petit à livrer aussi d’autres types de contenus.

 

  1. les influenceurs d’aujourd’hui sur les réseaux sociaux seront-ils ceux de demain?

Les bloggers continuent de monter en puissance, mais ils prendront davantage de place – c’est ce qu’on appelle la trust economy. On fait confiance à leur avis et en 2017, ils répondront même probablement aux questions des internautes, ce qu’on appelle par exemple les FAQ.

 

  1. Internet, juste un truc en plus ou complètement intégré dans la vie réelle?

 

Pour le meilleur et pour le pire, qui s’y passe pourra être aussi important que ce qu’y s’y passe dans la vie réelle. En fait, on parle d’ambient web, c’est à dire qu’il est connecté à la vraie vie. Genre, scanner ce que vous manger pour l’analyser et puis sans doute, le partager sur instagram parce que c’est important, de partager tout ce qu’on mange, n’est ce pas. C’est l’une des grandes tendances de 2017, qu’on a déjà un peu annoncé en 2016 avec la réalité virtuelle.

 

  1. acheter sur internet, ça va changer aussi ?

En fait, Internet va être un peu comme des petites particules d’électricité disséminées un peu partout, ce qui veut dire que même les marques ne peuvent plus penser à diffuser des messages comme elles le faisaient sur une plateforme unique.

A propos d’instagram, la plateforme plutôt inspirationnelle favorise l’achat directement après avoir vu une superbe photo de micro-blogger (non de ceux qui bloggent sur des réseaux, pas forcément sur un blog classique). Mais la plateforme qui pourrait amorcer le tournant de l’e-commerce, c’est Pinterest qui est très inspirationnelle.

 

  1. est-ce qu’on aura des assistants personnels en robot ?

On dit souvent que le cinéma est avant-gardiste et décrypte le futur, par exemple, on pourra avoir un R2D2

Son : R2D2

intégré dans son téléphone. La recherche devriendra de plus en plus ciblée et intelligente. On connaît Siri, on peut dicter avec Google un truc du genre “resto bien noté à côté de là où je suis” et si même si c’est à Marche-en-Famenne, on aura forcément une proposition. Après, on peut décider aussi de demander à son smartphone via internet de nous trouver des trains électriques en soldes à proximité, voire, de pouvoir discuter avec une ou plusieurs boutiques par messagerie.

 

  1. donc, après la masse, on revient à la personnalisation?

Voilà, parler à tout le monde et à personne à la fois, c’est plus d’actualité. On a ce qu’on appelle le big data, donc on sait tout et le mieux, plutôt que de se contenter de le vendre pour des raisons commerciales où vous recevez des newsletter qui ne servent à rien, c’est de vous offrir ce dont vous avez besoin, que ce soit par messagerie, géolocalisation, via votre fil d’actu, etc.

 

  1. et les médias “traditionnels” dans tout ça?

Et bien, on cessera déjà de les appeler médias traditionnels car ils seront de plus en plus connectés à cet internet justement, ils font partie d’un écosystème global où plus grand chose n’et vieux ni nouveau, il est juste là. La télé interactive sera le grand mot de 2017. On a déjà plus ou moins testé la pub interactive avec Proximus, mais l’idée c’est d’aller plus loin. On a déjà parlé de Spott, l’application qui vous permet d’afficher sur votre téléphone ce que vous voyez dans vos émissions et séries préférées sur RTL TVI et avec les principales chaînes flamandes. Imaginer pouvoir partager sur les réseaux sociaux et interagir à propos de ce qui s’y passent en direct, que les télés puissent intégrer les flux d’informations qui arrivent. On ne parle pas juste dans 10 ans, mais demain. On lit déjà les tweets et commentaires FB dans les émissions en direct, on fait déjà des lives, ça s’accentuera davantage, ça n’est pas juste une tendance ou une mode.

 

  1. pas de quoi s’inquiéter, donc?

C’est comme tout le reste : tout est néfaste en grande quantité ou en consommation irresponsable, boulimique. Toute personne peut devenir une célébrité si elle fait passer du bon contenu ou si elle est populaire, peu importe si elle est détraquée, mais ça, internet n’a pas inventé, il a juste exacerbé. La communication file et plus personne n’a de contrôle dessus, l’idée c’est de jouer le jeu car on ne peut pas faire autrement. Mes parents sont sur FB parce que nous y sommes, ma mère s’est récemment inscrite sur Instagram et je sens que je vais passer par une formation express, parce que je ne peux pas l’en empêcher pendant longtemps encore. Imaginez juste que vous avez un ado qui doit apprendre à vous cacher sa vie sur internet, c’est plus compliqué 🙂 Le rêve pour les parents, non?

http://www.rtl.be/videobelrtl/page/rtl-video-en-embed/640.aspx?VideoID=608460<br/><a href= »http://www.rtl.be/belrtl/video/608460.aspx &raquo; target= »_blank »>Les tendances &quot;sociales médias&quot; pour 2017: Le réseau social de demain</a>

http://www.rtl.be/belrtl/video/608460.aspx

 

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